- Editorial
- Accueil
- Beauté de Venise et de son carnaval
- Préface à Beauté de Venise et de son carnaval
- Beauté de la Loire et de ses châteaux, de sa source à l'océan
- Préface à Beauté de la Loire et de ses châteaux, de sa source à l'océan
- Beauté de Nantes tome 1
- Beauté de Nantes tome 2
- Enfants de la haine
- Boucherie moderne
- Thierry ORFILA
- François BRIZAY
- Marjolaine MORIN - La Bambouseraie
- Francine CARON
- Article de Ouest France du mercredi 21 avril 2010
- Article de Presse Océan du dimanche 16 mai 2010
- Article de Ouest France du 4 juin 2010
- Article de L'Eclaireur du vendredi 11 juin 2010
- Article de L'Eclaireur du vendredi 3 décembre 2010
- Article de Presse Océan du lundi 13 décembre 2010
- Article du Courrier de l'Ouest du dimanche 19 décembre 2010
- Article de La Nouvelle République du 29 décembre 2010
- Article du Courrier de l'Ouest du samedi 1er janvier 2011
- Article de Presse océan du 21 septembre 2011
- Article de Ouest France du 1er octobre 2011
- Bon de commande
- Ventes privées
- Dons et mécénat
- Plan du site
Article de Presse Océan du dimanche 16 mai 2010
Article de Presse Océan du dimanche 16 mai 2010
Article de Presse Océan, du dimanche 16 mai 2010, p.41
LIVRES. Un nouvel éditeur sur la place nantaise
Beauté de Nantes, « première »
Thierry Orfila se lance dans l'édition en publiant deux ouvrages complémentaires sur Nantes
Il a fait les photos lui-même en arpentant les rues de la ville, glané des textes dans la littérature et composé deux tomes sur la ville (1) intitulés Beauté de Nantes. De Chrétien de Troyes au poète nantais Yves Cosson, de Charles Baudelaire à Paul-Louis Rossi, Thierry Orfila a emprunté des textes et les a agencés en fonction de ses centaines de photographies. « J'étais lassé du milieu de l'éducation en déliquescence, j'ai eu envie de me lancer dans l'édition, j'ai pris un très gros risque financier mais cela me passionne », indique Thierry Orfila. « Grâce à ma formation littéraire et à mes connaissances en ancien français, j'ai pu fouiller dans tous les siècles et repérer les textes qui parlent de Nantes. Dans la Chanson de Roland, il est question du comte de Nantes, c'est le premier texte littéraire où la ville est citée. »
Nantes, trop dense, trop riche, a poussé ce nouvel éditeur à réaliser deux ouvrages. « Ils se veulent grand public », poursuit-il, « le Nantais comme le touriste y trouvera son bonheur ». On retiendra encore ce plan de Nantes, pleine page, imprimé par Le Rouge en 1766 et ce texte de Jules Vallès, extrait du livre Le Bachelier en 1881 : « Nous allons au café Molière, un café célèbre de la jeunesse dorée. Là se trouvent les têtes brûlées de la ville. Des garçons mangent leur fortune. Je ne savais pas qu'il y eût cette race de gens dans ce pays. » Ce « voisinage me va », écrit Jules Vallès, « il y a ici la comédie de la misère frottée de blanc d'argent ».
Valery Larbaud, grand poète du voyage, séjourne à Nantes dans les années vingt. Dans Allen (1927), il retient la « rue Crébillon. Les Nantais ont su en faire l'admirable verbe « crébillonner », où il y a du pluriel, crebo, et du tourbillon, et d'où j'ai tiré le substantif « crébillon » que j'applique à toutes les villes de province ».
Stéphane Pajot
(1) Beauté de Nantes. Des origines au XVIIIe siècle (tome premier) 22€ et Du XIXe siècle à nos jours (tome second), 26€. Editions Orion. Chez le même éditeur Enfants de la haine, trilogie du « Je » contemporain.







